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LA DEUXIEME MONARCHIEModifier


I. Naissance, instauration de la MonarchieModifier


Le 1er janvier 1900, le Roi de Ghorandie annonce l'indépendance de Nadür, suite à la guerre civile entamée le 6 juin 1899. Alphonso Lopez proclame la Monarchie le 3 janvier, et s'auto-proclame Roi de Nadïur. Il est alors très soutenu par la population, qui le voit comme un sauveur. 

La Deuxième Monarchie se caractérise par une certaine stabilité institutionnelle, la construction d'un modèle d'État libéral et le développement de mouvements sociaux et politiques issus de l'indépendance et de la première révolution industrielle nadéenne. Mais la crise agraire, le retard industriel, les revendications indépendantiste de l'Edurian, les grèves et l'anarchisme secouent le pays et le régime entre dans une phase de décadence progressive qui aboutit à la Première République en 1904.


II. La Deuxième Monarchie : rupture et rebondissementsModifier


Alors qu'Alphonso était dans le front de Gouragère durant la lutte pour l'indépendance, César Quintana prit contact avec lui pour lui proposer d'instaurer une monarchie à Nadür, et d'en devenir le roi. Quintana fit à la classe politique la promesse que le nouveau régime tirerait un trait sur la colonisation ghorandienne et ses usages très critiqués. Quintana, certain qu'il ne pourrait pas tenter un coup d'Etat tout de suite, espère entrer dans les petits papiers d'Alphonso Lopez. Ainsi, deux jours après l'indépendance, le héros de l'indépendance proclame, le 3 Janvier 1900, le Manifeste Rabat, dans lequel il affirmait que la nation était orpheline, que nombreux étaient ceux qui l'avaient contacté pour l'établissement d'une monarchie constitutionnelle, et que, se considérant comme l'héritier légitime du trône suite à son grand combat pour l'indépendance, il se mettait à la disposition des Nadéens. 

Lopez mit alors en place un fonctionnement politique théoriquement pluripartite, car dans la réalité, il n'existait alors que le MI (Mouvement Indépendantiste) en tant que parti politique, et ce n'est qu'en 1903 que le PSN (Parti Socialiste Nadéen) apparaîtra. Ce nouveau panorama permit de dépasser le régime de Clubs d'idées (consistant en des clubs secrets portant sur des thèmes généraux, et plus particulièrement sur une lutte contre la colonisation) appliqué sous la colonisation et qui était une des causes qui avait provoqué la chute de la domination Ghorande, et il amena une plus grande stabilité. Cependant, ce système d'alternance politique fictive finit par connaître de graves problèmes, notamment de corruption politique. 

C'est cette corruption politique qui va entraîner la chute du régime. Le Roi, Alphonso Lopez, devient très malade à partir de 1902. Son Premier Ministre, Giuseppe Pedrotti, et son Premier Conseiller, César Quintana, espèrent en profiter, car chacun souhaite devenir Roi. Il s'établit alors une grande lutte entre les deux rivaux, lutte qui sera étalée au grand jour suite à deux grands scandales : l'Affaire Stoio, et l'attentat de Gouragère, le 14 août 1903, perpétré contre Alphonso Lopez. Celui-ci en ressort gravement affaibli, et il finit par mourir, le 13 novembre 1903. La légende veut qu'il ait prononcé ces derniers mots, en s'adressant aux Nadéens : "Nadür est un diamant brut, un diamant qu'il faut polir. Un jour, Nadür sera le Phare du Micromonde. Un jour, Nadéens, vous serez puissants. Un jour, Nadéens, vous serez respectés, parce que vous aurez compris ce qu'est Nadür, ce que vaut Nadür. Ce jour arrivera, mais moi, je ne serai pas là pour le voir. Nadéens, souvenez-vous de l'indépendance..." Ces propos ont été rapportés par César Quintana. Le 14 novembre, il présente à la Nation une lettre (faussée) de Lopez, où est énoncé que Quintana doit être son successeur. Il rappelle également qu'il est le descendant de Godric 1er, et que c'est à lui que revient de prendre le Trône. Il effectue ainsi un véritable coup d'Etat. Le 16 novembre, il est couronné, et met en place en trois jours un régime autoritaire. Mais les Nadéens ne sont pas de cet avis. Une grande révolte s'effectue le 20 novembre dans toutes les villes du pays. Il a été estimé qu'environ un million de Nadéens (sur quelques 4 000 000 d'habitants) se sont déplacés pour manifester. L'armée et la police sont dépassées, et Quintana, pour calmer les tensions, dissout la Chambre Législative le 25 novembre. Les élections anticipées se déroulent le 27 décembre, et c'est le Parti Socialiste Nadéen qui l'emporte très largement, avec 57,34% des voix, et donc la majorité absolue (face au Mouvement Royal Nadéen, successeur du MI, qui obtient 28,52% et à l'Union pour une République Nadéenne, créée pour l'occasion, qui récolte 14,14% des suffrages). La CL nomme alors le socialiste Emilio Poti au poste de Premier Ministre, après 4 mandats de Guiseppe Pedrotti à ce poste.


III. Emeutes et chute du régimeModifier


Le Roi est très mécontent de ce choix. Mais il sait qu'il est désormais bloqué par la CL, et il va alors tout tenter pour mettre des bâtons dans les rues de Poti ou pour le faire chuter. La Police Secrète du Roi (PSR) est mise en place. Elle est chargée de surveiller les agissements de tous les membres du gouvernement et de tous les parlementaires. De plus, le Roi la charge de temps en temps d'éliminer une de ces personnes : la PSR provoquera notamment la mort de Franco Lemori, numéro deux du PSN et ami de toujours de Poti, le 5 février 1904. Poti commence à comprendre le double jeu de Quintana, et met en place des mesures destinées à réduire le pouvoir présidentiel. Mais Quintana a une dernière carte : la dissolution. Il est certain que les mesures d’assainissement des finances mises en place ont rendu impopulaire le Premier Ministre. Le 17 avril 1904, il dissout à nouveau la CL. Le 22 mai, les élections, pressenties par Quintana comme une grande victoire, débouchent sur un effondrement total du MRN (2,34%), sur une montée de l'URN (19,02%) et sur une victoire éclatante du PSN (78,64%). La CL nomme à nouveau Poti le 23 mai. Quintana est décidé à ne pas le laisser agir, et il proclame le lendemain, par décret, un "départ obligatoire et nécessaire pour la survie du pays du gouvernement Poti. Ce dernier sera remplacé au poste de Premier Ministre par Claudio Bonnucci, grand patriote de notre Nation." Bonnucci, un jeune général, est chargé de faire régner l'ordre partout. Ce nouveau coup d'Etat entraîne cependant des émeutes énormes : la plus importante, datée du 26 mai, est nommée l'émeute des torches. Ce jour-là, un million et demi de Nadéens sortent avec des torches et des couteaux de boucher en main, se dirigeant vers les monuments institutionnels de chaque ville. L'armée, la police et la PSR se réfugient à Rabat, et se placent devant le Palais Royal où est terré Quintana. C'est Poti qui est à la tête du mouvement à Rabat. Quintana, constatant la situation, annonce le 27 mai 1904 à 07h55 qu'il abdique en faveur de Bonnucci. 

Cette déclaration calme momentanément les émeutes. Les Nadéens ne connaissent pas exactement Bonnucci, qui se présente comme une victime, n'ayant pas eu de choix après sa nomination anticonstitutionnelle comme Premier Ministre. Jusqu'au 28 juillet, il va calmer tout le monde, malgré Poti qui continue de clamer que Bonnucci n'est qu'un autre Quintana. Cette affirmation s’avérera juste. En effet, du 28 juillet au 12 août se déroule la crise de la restauration. En quoi consiste-t-elle ? En réalité, du 27 mai au 28 juillet, Quintana est cloisonné dans une maison surveillée, près de Rabat. Mais Bonnucci lui rend souvent visite en secret, et lui assure que le roi déchu reviendra sur le trône. C'est ce que le général va tenter de faire pendant cette crise : remettre Quintana sur le Trône. Il va ainsi, du 28 au 30 juillet, ramener Quintana au Palais Royal, en le présentant aux Nadéens comme l'incarnation du passé. Mais le 31 juillet, il annonce sa propre abdication en faveur de Quintana. Celui-ci se présente aux Nadéens comme pouvant leur procurer un avenir glorieux. Mais ces discours ne fonctionnent pas, et le 2 août, une grande manifestation est organisée dans la capitale, devant le Palais Royal. Poti, toujours à sa tête, réussit à réunir quelques centaines de milliers de Nadéens. Quintana reste inflexible. Le 5, nouvelle manifestation, même endroit, 750 000 Nadéens. Pas de réaction de Quintana. Enfin, le 10, ultime manifestation : Poti, le PSN, l'URN et quelques 1,3 millions de Nadéens, venus de tout le pays, sont présents à Rabat, et marchent vers le Palais Royal. Ils forcent les défenses et y entrent. Quintana s'était déjà réfugié loin, mais Bonnucci, pas prévenu, est capturé. Poti monte sur le Trône, et annonce la création d'une Assemblée Constituante. Bonnucci est décapité le 29 août, et Quintana, retrouvé la veille, est aussi décapité le 14 septembre. L'Assemblée Constituante, dont Poti en est le Président, planche sur le projet d'une République. Elle est constituée à part égale de membres du PSN et de l'URN. Le 30 octobre, un projet de Constitution est soumis au référendum. Les Nadéens l'adoptent à 99,56% des voix, avec un taux de participation historique de 95,44%. Le 31 octobre 1904, Poti proclame la République, depuis le Palais Royal et devant une foule de 300 000 Nadéens.

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