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LA PREMIERE REPUBLIQUEModifier


I. Débuts de la Première RépubliqueModifier


Le 31 octobre 1904, la Constitution rédigée par l'Assemblée Constituante d'Emilio Poti est promulguée et devient effective. Poti proclame la Première République au Palais Royal, devant une foule de 300 000 Nadéens. Des élections présidentielles se déroulent alors très vite, puisque le premier tour se déroule le 13 novembre. Les candidats qui se présentent sont : Emilio Poti, pour le PSN ; Cristana, pour l'URN ; Cros, pour le Rassemblement pour la Monarchie (RM), qui n'est en réalité rien d'autre que le MI. C'est Poti qui va l'emporter, dès le premier tour, puisqu'il récolte 84,56% des suffrages, contre 14,33% pour Cristana et 1,11% pour Cros. Les Nadéens ont donc confirmé leur confiance au PSN. Le MI, lui, est orphelin. Cros n'a su convaincre presque personne, quand le Président du Parti, Pedrotti, a décidé de fuir le pays, par crainte de représailles du nouveau pouvoir (il a été Premier Ministre sous la Deuxième Monarchie). Le Vice-Président, Umberto Fachini, et le trésorier du Parti, Amadeo Ventimiglia, monarchiste libéral, décident de le dissoudre en janvier 1905. Ils fondent le même mois le Parti Conservateur. Début février, Ventimiglia est nommé contrôleur général des impôts à vie par Poti, qui lui donne une place économique très importante. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien si, au niveau économique, le mandat de Poti est marqué par une continuation de l'oeuvre de Lopez (Quintana avait mis en place une politique économique d'oppression, que Ventimiglia a souvent dénoncée). Ainsi, c'est l'urbanisation et la modernisation rapide de Nadür qui s'effectue durant ces quatre années, notamment grâce aux lois Ventimiglia : la première, la loi Ventimiglia I (1906), prévoit de grandes subventions accordées aux industries, aux entreprises, à la recherche... Elle est également accompagnée d'une libéralisation de l'économie, avec notamment l'article 607, amendé à dix reprises par l'Assemblée Législative (un record !), dont sept fois par le seul PSN. Celui-ci a la majorité absolue depuis les élections du 27 novembre 1904, qui l'a vu gagner 74 sièges, contre 20 pour l'Union pour une République d'Avenir (URA, héritière de l'URN) et 6 pour le RM. Mais la loi Ventimiglia I, comme la loi Ventimiglia II de 1907 sont adoptées par une grande majorité des députés (les députés de l'URA ayant voté blanc à chaque fois). 

Poti entreprend également une politique de peuplement de Nadür avec l'aide du ministre de l'Intérieur (l'équivalent du Premier Ministre aujourd'hui, avec en charge les Affaires Régaliennes), Fabio Andreotti. Celui-ci, premier politicien d'une longue lignée, écrit la loi Andreotti I, qui est proposée à l'AL le 17 janvier 1906. Elle prévoyait notamment l'ouverture progressive des frontières nadéennes pour les immigrés, encourageait une hausse de la natalité par une promesse de création d'allocations familiales, prévoyait une dépénalisation de l'homosexualité, soutenait la discrimination positive pour les nadéens et leur culture. Ce dernier point fit longuement débat à l'AL, car celle-ci, qui représentait l'entièreté du territoire nadéen, était donc composée d'éduriens. Ceux-ci (ils étaient moins d'une dizaine) défendaient des idées plutôt indépendantistes, et surtout, s'inquiétaient de voir les effets probables de cette loi : la culture édurienne serait dénigrée face au nadéanisme. La loi passa finalement et fut promulguée le 30 mai 1906, après moult remous et recours. Une autre loi importante fut également adoptée durant le mandat de Poti : la loi sur les 8 heures de travail maximum par jour. Considérée comme une énorme avancée sociale, elle fut promulguée en mai 1908. Quelques mois plus tard, le 15 novembre 1908, Poti est réélu, dès le premier tour, avec 54,82% des voix face à Fachini (PC, 23,55%) et Umilio (URA, 21,63%). Poti renomme Ventimiglia, dont la popularité ne cesse de croître, comme ministre des Finances. Ventimiglia rédige en juillet 1910 la loi Ventimiglia III, qui augmente les salaires ouvriers de 20%, et qui autorisent les patrons à monter progressivement les prix, de 30% sur 12 ans, en prenant en compte le coût de production (l'augmentation effective ne sera donc que de 12%). Cela crée du pouvoir d'achat et relance les entrepreneurs. En avril 1911, une rumeur ne cesse de croître sur le ministre de l'Intérieur, Claudio Magistro : dans un passé récent, il aurait escroqué plusieurs millions à des Nadéens. Pour mettre fin à la rumeur, Poti demande à Magistro de démissionner et il dissout l'AL le 4 mai. Le 28 ont lieu les élections législatives anticipées, qui vont marquer un véritable tournant dans l'histoire de la Première République.


II. Tournants et péripétiesModifier


Le 29 novembre 1908, le PSN avait encore une fois remporté les législatives, mais son nombre de sièges s'était considérablement étiolé : de 74 députés, il était passé à 52. Soit tout juste la majorité absolue. Le PC, lui, en avait remporté 17, tandis qu'un nouveau parti, le Parti pour un Nouveau Monde (PNM, situé à l'extrême gauche de l'échiquier politique), en engrangeait 10, et que l'URA en gagnait 21. Trois ans plus tard, le 28 mai 1911, lors des législatives anticipées, le PSN essuie une véritable déroute électorale : il obtient 32 députés, contre 44 pour le PC, 20 pour le PNM et 4 pour l'URA. Les deux partis alliés lors de l'instauration de la République ne comptent même pas à eux deux la majorité absolue. Poti va devoir faire un choix : soit gouverner avec l'extrême gauche, soit avec la droite. Il choisit la deuxième solution, et nomme donc Fachini ministre de l'Intérieur. Ventimiglia est une nouvelle fois reconduit en tant que ministre des Finances. Sauf que pour une fois, le gouvernement est en majorité conservateur, et donc monarchiste. Il ne se passe pas grand-chose jusqu'en novembre 1912, où se déroulent les élections présidentielles. S'y présentent Poti, pour le PSN ; Fachini, pour le PC ; Merkos, pour le PNM ; Julot, pour l'URA ; Meri pour l'Union des Vrais Partis de Nadür (UVPN, parti d'extrême droite). Le premier tour se déroule le 3 novembre. Poti remporte 28,32% des suffrages, contre 27,56% à Fachini, 14,55% à Merkos, 5,15% à Julot et 24,42% à Meri. Si Poti est devant de justesse, tous les sondages prédisent une victoire courte de Fachini au second tour, grâce au report des voix de Meri (celui-ci, dès le soir du premier tour, à appeler à voter pour "l'homme qui représente une autre Nadür, plus réaliste, plus vraie, plus cohérente avec son histoire, l'homme qui souhaite revenir aux fondements de Nadür, l'homme qui souhaite revenir au vrai régime de Godric 1er"). Au contraire, Merkos ne se prononce pas, et les voix de Julot comptent peu... Le 10 novembre 1912, Fachini est élu avec 63,45% des voix. Poti est atterré, le PSN est à genoux. 

Ventimiglia, toujours plus populaire, est reconduit au poste de ministre des Finances. Il rédige les lois Ventimiglia IV et V (août 1913 et février 1914) qui épurent les impôts en dissimulant des taxes et augmentent les subventions de l'Etat pour les entrepreneurs. Il devient l'homme de la Première République, et il est très aimé de la population, et notamment de la classe pauvre. Le PIB ne cesse de monter, et Ventimiglia répartit le budget à sa guise, sans que Fachini ou Uberlo (le ministre de l'Intérieur) ait son mot à dire ; Ventimiglia contrôle littéralement le gouvernement et il commande au destin du pays, alors même qu'il n'est que le quatrième personnage de l'Etat (derrière le Président, le Président de l'AL et le ministre de l'Intérieur). Fachini n'est réduit qu'à un second rôle, et ne tente même pas de faire valoir son statut. L'année 1915 est marquée par des manifestations éduriennes contre la politique d'Uberlo et de Fachini dans ce domaine : leur représentation à l'AL a été diminuée et les lois reconnaissant leur culture et leur histoire ont été abrogées. Mais le retrait du droit de vote des éduriens, proposé en mars 1916, a été refusé par 88 députés (et 10 votes blancs). L'AL a une nouvelle composition depuis le 28 novembre 1915, puisque le PSN a 30 députés, le PC 38, le PNM 13, l'URA 2 et l'UVPN 17. Le résultat de la politique d'Uberlo se traduit par une sanction électorale pour le PC : le 12 décembre, au premier tour des élections présidentielles, Poti (éternel candidat) caracole en tête avec 35,62% des voix, contre 25,44% pour Fachini, 13,55% pour Merkos et 25,39% pour Meri. Nadür est passée tout près d'un second tour entre un candidat du PSN et un candidat de l'UVPN... Une semaine plus tard, les Nadéens tranchent entre Poti et Fachini : le premier est élu avec 51,66% des suffrages. A 40 ans, il est élu Président de la République pour la troisième fois. Lors de ce nouveau mandat, il remettra en place les lois sur les éduriens, et proposera même d'enseigner leur langue à l'école. Mais ce projet échoue face à une majorité de sceptiques à l'AL. Poti l'avait dissoute dès le 23 novembre 1916, et le 17 décembre, la nouvelle composition était la suivante : 29 députés pour le PSN, 30 pour le PC, 20 pour le PNM et 21 pour l'UVPN. L'URA, dès mars 1914, avait décidé de rejoindre le PSN face à ses mauvais scores électoraux. Ventimiglia, en 1916, est de nouveau ministre des Finances, et il écrit la loi Ventimiglia VI qui fait bâtir 10 000 immeubles supplémentaires pour les ouvriers, immeubles loués par l'Etat. 

Ce troisième mandat de Poti se déroule dans une situation intérieure stabilisée. Poti effectue quelques voyages dans le Micromonde, mais aucun n'est véritablement important. Cependant, ce mandat est également marqué par les manifestations du 6 juin 1920. Un cortège d'extrême droite, composé d'environ 100 000 Nadéens, défile à Rabat, et tente de s'emparer du Palais Présidentiel. Il est stoppé par la police, mais il n'empêche, le risque extrémiste manifeste sa présence. Ainsi, le 19 novembre 1920, le général Karmenu Zaphïr Bonicci, connétable sous Quintana, organise un soulèvement militaire deux jours avant les élections présidentielles. Ce coup d'Etat échoue, et Zaphïr est jeté en prison pendant 8 ans. Cependant, des manifestations ont duré jusqu'au 23 novembre, ce qui a obligé le déplacement des élections. La répression que met en place Poti durant les manifestations est telle qu'il chute dans les sondage. Ainsi, le 28 novembre 1920, dès le premier tour, Fachini l'emporte, à 66 ans, avec 63,33% des suffrages, contre 12,24% pour Poti, 10,45% pour Jico (candidat du PNM) et 23,98% pour Marios (candidat de l'UVPN). C'est la pire déroute électorale de la gauche de son histoire, puisqu'en comptant ses deux partis, elle ne réunit même pas un quart des votes des Nadéens. Fachini, très fatigué, renomme Ventimiglia aux Finances et le laisse gouverner. Le ministre de l'Intérieur, Pogno, est l'ancien chef de cabinet de Ventimiglia ; il lui est donc tout dévoué. Le ministre des Finances a encore une fois la main sur le gouvernement, et sur la nation. Lors des élections législatives du 19 décembre, la tendance des présidentielles se confirme : 10 députés seulement pour le PSN, contre 56 pour le PC, 12 pour le PNM et 22 pour l'UVPN. Le PSN, un an après, va éclater entre le Parti Socialiste de Nadür (PSN) et le Parti Hébertiste, d'extrême gauche. Le PNM va choisir de se rallier au deuxième parti. Ainsi, la composition de l'opposition est remaniée, mais cela ne change rien à ses scores électoraux. 

Fachini, toujours très fatigué, a beaucoup de mal à se déplacer. Il décède d'un arrêt cardiaque le 3 avril 1922. Ventimiglia, pressenti pour lui succéder, refuse de se présenter, et c'est Harold Michelitti qui sera le candidat du PC. Face à lui, le PSN présente Remo, qui a gagné haut la main une primaire interne face à Poti ; le PH présente Merkos, de retour avec un programme encore plus à gauche qu'auparavant ; l'UVPN, renommée pour l'occasion en Mouvement pour une Autre Nadür, est représentée par Milos, qui défend notamment la libération de Bonicci, devenu une idole pour ce parti. Lors du premier tour, Remo remporte 9,01% des voix, Merkos 5,46%, Michelitti 65,39% et Milos 20,14%. Le candidat du PC est donc élu au premier tour, et il est inquiétant de remarquer que, pour la deuxième élection présidentielle consécutive, c'est le candidat de l'UVPN qui arrive en seconde position... Ventimiglia reste aux finances, mais Michelitti refuse de se laisser faire, et c'est un conflit permanent qui opposera les deux hommes, le premier restant très populaire : en effet, la population estime que c'est grâce à lui que cette période historique (1904-1922) est qualifié d'Âge d'Or de Nadür. Mais Ventimiglia est désormais contrôlé par Michelitti, et sa popularité baisse. Durant le même temps, le PH s'agite et réclame le départ du Président. L'UVPN, renommée en 1923 l'Union pour la Nouvelle Nadür (UNN), est quant à elle assez calme. En 1926 ont lieu des nouvelles élections présidentielles qui vont s'avérer décisives dans la chute de la Première République.


III. La chute de la Première RépubliqueModifier


Déjà, les élections législatives de 1924 marquent un tournant : le PSN devient le dernier parti de Nadür, en ne récoltant que 11 députés, contre 14 pour le PH, 39 pour le PC et surtout 36 pour l'UNN. Cette montée de l'extrémisme inquiète fortement les autres partis, mais Michelitti, persuadé que cela est dû à la crise monétaire de 1923, ne s'en soucie guère. Cependant, l'extrémisme progresse encore. Les élections présidentielles de 1926 marquent un autre tournant majeur à Nadür. Au premier tour se présentent Poti pour le PSN, Michelitti pour le PC, Merkos pour le PH et Milos pour l'UNN. Poti récolte 9,34%, Merkos 11,11%, Michelitti 37,99% et Milos 41,56%. C'est la première fois qu'un candidat d'extrême droite arrive en tête lors du premier tour d'une élection présidentielle. Ces résultats déclenchent une vague de manifestations contre le candidat Milos. Toute la gauche, toute la droite, tous les républicains se mobilisent et appellent à voter Michelitti. Cependant, malgré cette vague de mobilisations, le président sortant ne l'emporte que d'une courte tête, avec 51,31% des voix au deuxième tour, le 30 mai 1926. Il prononcera le soir même un discours qui est devenu célèbre, avec notamment quelques phrases qui ont fait le tour du Micromonde : "Face aux forces de l'extrémisme et de l'obscurantisme, le peuple nadéen a choisi la voie de la lumière. Cependant, on le remarque, le chemin vers le progrès et le bonheur semble jonché d'épaves. Je souhaite que tous les Nadéens se mobilisent, avec moi, contre l'extrémisme, pour la République, pour Nadür." 

Après l'élection de Michelitti, des manifestations ouvrières, sans aucun rapport avec le danger extrémiste, se multiplient, car les patrons, qui n'avaient fait que 12% d'augmentation des prix entre 1910 et 1922 (comme prévu par la loi Ventimiglia III), ont, depuis la première élection de Michelitti, augmenter les prix de 13% en 4 ans. Ils ont profité de la disgrâce de Ventimiglia, ou plus précisément de la baisse de son influence auprès de la Présidence de la République. En un sens, c'est la faute de Michelitti si l'inflation est très forte en 1926. Mais d'autres évènements importants se déroulent durant le second mandat de Michelitti. Le premier, c'est la libération du général Karmenu Zaphïr Bonicci, le 13 novembre 1927. Michelitti et son ministre de l'Intérieur, Armo, ont cédé aux lobbys de l'extrême droite, qui promettaient en cas de refus une énorme manifestation. Cependant, après la libération de Bonicci, les lobbys continuent de presser le gouvernement. Ils souhaitent absolument que Bonicci devienne Chef d'Etat-Major. Michelitti se laisse convaincre, d'autant que l'argument de l'anti-hébertisme est payant. Michelitti, pensant pouvoir les effrayer en choisissant un militaire chevroné, en oublie tous les risques extrémistes du moment. Ce fut une énorme erreur, et cela eut de lourdes conséquences. En effet, Ventimiglia, qui cherche absolument à se débarrasser de Michelitti, convainc Luiggi Lopez de marier sa fille Valentina Lopez à Bonicci. Ce mariage, qui est somptueux, dévoile Bonicci à la population nadéenne, qui a oublié l'épisode du 19 novembre 1920. La popularité de Bonicci devient, en trois mois seulement, plus importante que celle de Ventimiglia : il est l'homme le plus populaire du pays. Alors que Michelitti est pressé de toutes parts (premièrement, l'AL est coupée en deux, avec d'un côté les républicains, comptant 51 députés, et de l'autre l'UNN, comptant 49 députés ; de plus, les lobbys d'extrême droite continuent d'imposer une forte pression sur le Président), des primaires se déroulent au PC. Michelitti y est battu très largement le 1er juin 1930 par Milos, qui avait changé de parti deux ans auparavant. Il s'avéra que Milos n'était qu'une taupe au service de l'UNN, chargé de remporter ces primaires. Cette stratégie fut appelée "stratégie milosienne"

Cette victoire de Milos aux primaires du PC va avoir des conséquences dramatiques : le lendemain, il est investi candidat de son parti. Deux jours après se clôt le dépôt des candidatures. Et le 6 juin 1930, comme pour fêter les 10 ans du 6 juin 1920, Milos annonce son désistement en faveur de Bonicci, qui était le candidat de l'UNN. Le dépôt étant clos, le PC ne présente finalement aucun candidat. Le PSN est quant à lui représenté par Poti, et le PH par Thaurèz. Dès le premier tour (le 15 juin 1930), le verdict est sans appel : Bonicci remporte l'élection avec 74,61% des suffrages, contre 15,34% pour Thaurèz et 10,05% pour Poti. Aussitôt élu, Bonicci instaure un régime autoritaire, bien que Nadür soit toujours en République. Les élections législatives du 13 juillet 1930 (sans doute truquées par l'UNN) donne une majorité de 89 députés au Président. Le PC n'y récolte que 3 députés, le PSN également, et le PH en gagne 5. Bonicci, peu à peu, met en place une réelle dictature : par modifications de la Constitution, il censure la presse, il interdit les partis politiques, il supprime une à une les libertés. La répression s'abat sur les opposants : les anciens dirigeants sont assassinés après des procès très expéditifs : Poti est fusillé le 5 avril 1931, Michelitti le 30 du même mois. Les membres du PH sont les plus persécutés. Bonicci entame, selon ses mots (discours de Démont du 17 novembre 1930) une "lutte systématique, incessante et dirigée contre les membres du Parti Hébertiste. Ce parti a corrompu l'image de Nadür. Ce parti a prôné des valeurs aux antipodes de ce que voulaient les Nadéens. Ce parti a trahi les Nadéens. Ce parti mérite la mort." 

Bonicci modifie une dernière fois la Constitution le 1er janvier 1932 pour s'attribuer le titre de Régent de Nadür (Zaphïr le Régent). Ventimiglia est encore son ministre des Finances, et fait passer la loi Ventimiglia VII qui augmente lourdement les impôts sous le motif de "modernisation nécessaire et immédiate de Nadür". La loi est bien accueillie par Bonicci, si bien qu'elle est adoptée le 2 février 1932. Cependant, fin février, Bonicci fait fusiller Ventimiglia, qui a démissionné du gouvernement après l'assassinat de Pogno le 4 février. Il n'a eu de cesse depuis de mobiliser tous les résistants nadéens éventuels. Il ne se rendit jamais, et ne répondit jamais aux ordres que lui donnait l'armée zaphïriste. Ses dernières paroles restèrent dans les mémoires : "Un Nadéen ne se baisse jamais. Un Nadéen ne courbe jamais le dos. Un Nadéen n'a pas de comptes à rendre au Traître. Un Nadéen n'a de comptes à rendre qu'à Dieu. Jamais un Nadéen n'a perdu, parce qu'un Nadéen n'accepte pas la défaite. Le Traître est aujourd'hui au pouvoir, mais demain, le Nadéen gagnera à nouveau, et Nadür redeviendra Nadür. Et le Traître mourra. Et le Nadéen n'aura toujours pas connu la défaite." 

Sa mort marque véritablement la fin de la Première République. En effet, deux jours après, le 28 février 1932, Bonicci proclame par décret la suppression de la Constitution. La Première République s'achève, après 28 ans de péripéties importantes. S'ouvre l'ère zaphïriste, qui verra deux Zaphïr au pouvoir, et qui ne s'achèvera que le 3 mai 2009.

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